Savoir où nous allons, avec quelle intention, quelle méthode ou quelle idéologie est parfois plus difficile que ce qus l’on pense quand on pratique un certain lâcher prise intellectuel.

Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix : « Préface : « Je… intentions et méthode : une remise en question » 4.0 » Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2008

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Je ne suis guère une personne immergée dans le monde des calculs ni des universités de sciences. Ma manière de travailler et de réfléchir, est plutôt interdisciplinaire. Je conçois la diversité comme une richesse. Les sentiers égarés, en dehors des limites dites normales, sont ma spécialité.

Les problématiques que j’aborde partent d’hypothèses qui me paraissent légitimes. Je suis consciente que, pour certains, mes propositions s’inscrivent trop loin du cadre de leur logique et trop proche de la nébuleuse insaisissable de l’intuition. Cependant, je suis ouverte au débat.

Je travaille seule, chose que par fois je regrette – avoir une approche mathématique aurait été un plus. Mais il m’est difficile d’expliquer l’orientation de ma recherche car les jours de grande fertilité elle part dans tous les sens. Au fur et à mesure que j’avance les évidences se manifestent et pas forcement dans l’ordre. Mon plus gros travail consiste à les regrouper par thème et les remettre en ordre.

Je réfléchis avec la conviction que le chemin que je suis ne peut qu’ouvrir des portes vers une autre manière de voir les choses. Sortir du carcan de l’habitude et de la vision classique, qui, certes, sert de repère mais qui, par fois, est devenue caduque. Nous n’osons pas à nous en débarrasser de peur à nous sentir perdu : “Oui : J’accuse ce milieu traditionaliste, résistant féroce, encré dans des idées par fois périmées, d’avoir peur. Et c’est cette peur à être déboussoler qui crée une réaction hostile face à une réorganisation de la vision de notre monde”

Tolstoï disait : « Je sais que la plupart des gens, y compris ceux qui sont à l’aise devant des problèmes de la plus grande complexité, acceptent rarement même la plus simple et la plus évidente des vérités si elle les oblige à admettre la fausseté des conclusions qu’ils se sont plu à expliquer à leurs collègues, qu’ils ont fièrement enseignées à d’autres et qu’ils ont nouées, fil après fil, dans le tissu de leur existence,»*

* Gleick, James, La théorie du chaos, Flammarion, 1989, p. 58.

Certains professeurs chercheurs universitaires affirmeront sans cligner des yeux : « Je ne suis pas intéressé à lire ce que vous me présentez. Je ne veux pas remettre en question ce que j’ai appris. »

J’accepte ce risque, car j’y crois. L’épreuve m’apporte une telle excitation intellectuelle que je me sens poussée à travailler dans ce sens. Provoquer “un changement de paradigme” comme dirait Kuhn, et faire évoluer la manière de penser sans pour autant céder au chaos.

Il ne s’agit pas de renoncer aux connaissances du passé pour accepter la nouvelle proposition. Mais plutôt de regarder ce qu’on sait dans les différentes disciplines et axes de recherche et croiser l’information de manière à analyser avec attention les petits détails qui pourrait être la source d’un effet papillon. Puis une fois une fente trouver s’y glisser pour explorer une nouvelle vision de ce qu’on est.

Certes, certaines hypothèses nécessitent une ouverture d’esprit. Certain accuseront des ouvertures de portes d’être des approches ésotériques ; mais qu’est-ce que l’ésotérisme sinon le postulat de quelque chose qui dépasse notre cadre expérimental et dont sa compréhension nous échappe ? La dite étoile noir de Michell ne l’était pas à l’époque (notion plus connue aujourd’hui sous le terme de Trou noir)?

Certaines personnes avancent dans la vie dans un cadre logique, terre à terre. Et petit à petit ils grandissent en élargissant ce cadre. La manière de le faire est simple, ils repoussent les limites en intégrant petit à petit les intuitions qui bordent les frontières de leur logique. L’intuition est ainsi métamorphosée à travers un raisonnement mathématique ou logique. Il s sont incapables de faire le grand saut car au delà des frontières leur vue se trouble et le vertige les envahit.

Certaines personnes disent ne pas être logiques car pour eux les intuitions semblent tellement évidentes qu’elles dépassent la chaîne séquentiel et ordonnée du raisonnement. Pour eux le miroir dans lequel ils regardent le monde n’a pas de buée. Leur compréhension du monde leur parvient par des canaux de perception complémentaires à la raison. Leur postulat accuse une importante hypersensibilité qui déstabilise.

Si les premiers sont les générateurs de Lois (Logique du grec “Logos – νόμος” qui veux aussi dire “Loi”) les seconds sont à l’origine des Hypothèses.

Je tenterai de rester à ma place en navigant entre les deux.

@Regards de Femme// Quête sur la nature du Temps
np©nathalie.peguero 21/11/2008
Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix : « Préface : « Je… intentions et méthode : une remise en question » 4.0 » Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2008