L’être humain, tel une méduse du temps, avance dans le continuum. A image de la méduse qui ne peut aller contre le courant, il ne peut reculer contre le temps. Quelle est donc cette force qui nous oblige à suivre une seule direction?  Si son unité de mesure est relative, comment savoir quelle est son essence? Quelle est son lien avec la lumière?

Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix : « Introduction dans la Quête sur la Nature du Temps 4.1 » Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009

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Voilà quelques années que je me suis lancée dans des lectures d’ordre scientifique, philosophiques, métaphysique et cosmiques… entre autre, dans le but de comprendre la nature de temps. Pas celle qui nous est donnée par notre science classique, fortement attachée à la dimension spatiale, mais celle qui nous est intuitive et intrinsèque à notre vie au quotidien.

Aux alentours du IVe siècle de notre ère, Saint-Augustin s’interrogeait sur cette notion: « Qu’est-ce donc que le temps ? » puis répondait : « Si personne ne me le demande, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. »

Bien de philosophes et de scientifiques, se sont penché sur la question et plus particulièrement depuis le siècle des lumières. On parlera d’un temps cyclique, linéaire, d’un temps mort, du temps qui s’arrête, de la flèche du temps, du temps perdu, de l’inexorabilité du temps…

Le temps a été segmenté dans tous les sens: le passé-le présent-le future, selon les dimensions (dans l’infiniment grand ou petit), selon la perception (lent, rapide, difforme,…) Il y en a même qui ont affirmé haut et fort que le temps n’existait pas, suivant une maxime à la mode sophiste: « demain n’existe pas encore, hier n’existe plus; et le présent ? Il n’a pas le temps d’exister: Donc le temps n’existe pas ».

 

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Aussi barbare que cette affirmation puisse paraître elle relève d’une segmentation qui est reprise par les défenseurs de l’idée que le temps est une illusion : « La classification de « avant, maintenant, après » existe grâce a notre capacité a mémoriser. Sans mémoire on aurait aucune illusion de temps, on ne pourrai même pas traiter l’information… » passé j’ai eu l’information, le présent je suis entrain de la recevoir, le future je n’ai pas d’information.

Dans un article de libération le journaliste Azar Khalatbari écrit : « Les différentes théories qui sont en cours de construction butent sur la question de la nature du temps »

Je me suis donc plongée dans des lectures aussi diverses et variées : des présocratiques à la théorie des cordes et théorie du chaos en passant par des classiques – comme Lavoisier, Emilie de Châtelet (très intéressante à lire avant Einstein), Faraday et Maxwell, Liz Martner (sur la libération d’énergie de la masse), -… des philosophiques – taoïstes, mayas, amérindiens,… – jusqu’à nos contemporains- Hawking & Penrose, Luminet, Alcubierre,… – et je me suis laissé guider par mon intuition, selon la prémisse de Kant « l’espace est une intuition  » « Le temps est donc la condition de toute intuition, même spatiale », prenant des notes de tout ce qui passait par ma tête, pour le retravailler à tête reposer plus tard.

On dit que le temps de la Relativité n’entre pas dans l’essence des choses. Rovelli dira même « Tout comme l’espace, le temps devient une notion relationnelle. Il n’exprime qu’une relation entre les différents états des choses ». Son argument que toute information s’obtient par interaction (information relationnelle) et empêche une vue globale. Il y a donc autre choses, une dimension dans la nature du temps qui haut delà du lien avec l’information et avec notre perception s’enracine dans une dimension plus profonde octroyant ces lettres de noblesse à la vie.

Relisant mes notes plusieurs hypothèses m’ont traversé l’esprit :

Tout émane en partant du principe que la mesure du temps et de l’espace (intervalle et distance qui sépare deux éléments) sont des données qui dépendent de notre perception*. Celle-ci est directement influencé par le mouvement des objets et/ou du corps qui nous sert de référence ainsi que par la propagation de la lumière reflétée par les corps en mouvement.

* Lire l’article  La construction de notre réalité 4.3
Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009

Ceci implique que notre perception est déformée par le mouvement et que notre limite de perception est directement conditionnée par la vitesse de propagation de la lumière. Si une particule exotique a la capacité de se déplacer en dehors de ses limites elle serait donc non perceptible et non mesurable*. De la même manière deux objets s’éloignant un de l’autre peuvent dépasser la vitesse de la lumière et devenir invisible l’un pour l’autre.

* Lire l’article  : Tachyons géniteurs des rayons gamma 4.5
Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009

Ceci est vrai dans un milieu où l’espace et le temps sont reliés dans une structure de 4 dimensions (trois dimensions d’espace et une de temps).

Mais, et si le temps, dit universel, était traité, non de manière spatial mais plutôt rayonnant*? C’est-à-dire, séparée de l’espace hors du concept d’Einstein-Minkowsky de l’espace-temps. Ce temps, que nous connaissons de manière intuitive, nous permettrait de travailler avec un axe plus vaste, étroitement lié à des notions de cycle de type thermonucléaire. Ainsi on parlerait de vibration, de fréquence, de fluidité, de séquence, de rythme, … Où les particules, les mouvements, les chocs, les ruptures,… seraient les vibrations, les notes… et le temps serait le rythme. Telle que le rythme de la music il serait donc capable d’accélérer et de ralentir, créant ainsi des sphères d’harmonie… voilà une deuxième hypothèse.

* Lire l’article  : La structure du temps 4.6
Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009

Mais revenant un moment à la première : car dans cette conception du temps, la perception ne se limite plus à la vitesse de la lumière.

Les travaux de John Mitchell (1724-1793) ouvrent déjà la voie sur l’étude des objets célestes assez lourds capable de dégager des particules voyagent plus vite que la lumière et générant un champ gravitationnel suffisamment fort pour empêcher tout échappement de lumière (plus lente que la force d’attraction de la gravité), cela basé sur la notion de vitesse de libération connue depuis Newton. De même pour les travaux de Stephen Hawking sur les particules virtuelles, le Rayonnement de Hawking et la thermodynamique des trous noirs.

Puis les recherches de Gabriel Yves sur outil de calcule du temps nommé – la Séquence Ordonnée (Tzol) des Vibrations Vitales (K’in) – Tzolk’in, par la civilisation Maya qui introduit une nouvelle conception, la Notion du Temps dit Vivant*.

* Lire l’article  : Le temps des civilisations perdues 4.7
Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009

 

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np©nathalie.peguero 08/01/2009
Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix : «  Introduction dans la Quête sur la Nature du Temps 4.1 » Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009