D’après les connaissances traditionnelles de la «Mécanique Classique», on se doit de décrire comment les corps changent de lieu avec le temps. Ceci implique de l’observation, de la mesure et une notion de temps. Cette notion d’ordre absolu avec Newton deviendra plus tard un continuum attaché à l’espace; une notion élastique à 4 dimensions énoncée par Minkowski.

Mais que se passerait-il si le spectre d’observation devenait C+?1 Le temps et l’espace ne seraient plus en phase, alors quelle serait la dimension du changement?

La loi fondamentale est la loi de Galilée et de Newton (la loi de l’inertie) qui exprime qu’un corps suffisamment éloigné d’autres corps persiste dans son état de repos ou de mouvement rectiligne et uniforme (en apparence). Ceci peut s’appliquer aux étoiles visibles. Cette loi reste valable pour un système de type Galiléen.

Dans ce cadre, le critérium de la simultanéité est une hypothèse physique qui concerne la loi de la propagation de la lumière en tant que constante dans le vide. Cette simultanéité concerne des événements qui varient en fonction de l’objet de référence (la notion de temps dit absolu perd tout son sens), ce qui implique que la perception des événements et les données produites par cette perception sont étroitement liés à la notion d’espace parcouru.

Pour mieux visualiser ce concept, il faut imaginer deux tours avec une horloge qui sonne à midi. Une proche et une autre située à plusieurs centaines de mètres. Nous (point de référence), nous entendons d’abord celle qui est proche et ensuite la plus lointaine. Les deux tours ont sonné à midi, mais nous (point de référence) nous enregistrons une perception de l’événement décalé dans le temps, pour nous les deux ne sonnent pas en simultanément.

L’hypothèse classique (concept de temps et d’espace dit absolus) énonce que l’intervalle de temps qui sépare deux événements ou encore que la distance spatiale entre deux points situés sur un corps rigide sont indépendants de l’état du mouvement du corps de référence. Hypothèse qui sera revue par Einstein montrant que le mouvement a une influence dans sur la perception.

Mais s’il est vrai également que la propagation de la lumière impact la perception des événements quand un corps est en mouvement, alors, la question est: «Est-ce que la vitesse de propagation varie en fonction du corps de référence?

Imaginons deux trains qui s’éloignent l’un de l’autre en direction contraire, n’ai-je pas une sensation de vitesse plus importante si je suis dans le train que si je suis sur le quai? A plus grande échelle ne pouvons-nous pas supposer que cela arriverait aussi avec la lumière? Evidement nous n’avons pour le moment pas réussit à chevaucher un photon…

Sans rester dans un schéma rigide, nous pouvons affirmer que si cela se produit, vu la vitesse vertigineuse de la lumière2, alors la variation que nous pourrions apporter serait tellement minime que la différence ne serait pas perceptible, donc sans influence (mais en réfléchissant bien … qu’en est il de l’effet papillon dans tout ça?)

Comme nous l’avons vu les données varient selon le corps de référence, ce qui implique que la perception varie aussi, provocant une perception dite partielle…mais une perception limitée ne peut-elle pas conditionner la perception de la totalité des données? Dans une perception dite restreinte, les données issues de l’espace-temps de Minkowski-Einstein sont dépendant du mouvement du corps de référence et conditionne notre perception. Ceci implique que notre perception est directement conditionnée par la vitesse de propagation de la lumière: tout ce qui se déplacerait plus vite que la lumière ne pourrait pas être perçu.

1 Le spectre d’observation tel qu’il est accepté aujourd’hui, est restreint au spectre lumineux allant des rayons radio aux rayons gamma et cosmiques. L’hypothèse de base réside sur le fait que rien ne voyage plus vite que la lumière dans le vide et que celle-ci voyage de manière constante soit “C”.

2 c= 299 792 458 m/s

@Regards de Femme// Quête sur la nature du Temps np©nathalie.peguero
15/08/2009

Citer en tant que:
Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix: « Préface :  » La lumière, un filtre de la perception 4.2 » Coll. Quête sur la nature du Temps Ed. WordPress on line. 2009