La libération, un concept qui, à tous les niveaux permet au Geek de sortir de son aliénation. L’affaissement des limites permet au nouvel héros de proposer un modèle de culture nouvelle basée sur le flux et l’intensité. Il crée ainsi une nouvelle civilisation qui ne peut plus communiquer avec des certitudes mais avec des codes ambivalents qui sont vrais dans l’instantanéité. La vérité a une date de péremption. 


Citer en tant que: Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix: « La civilisation du flux : une civilisation hissée par la culture geek 2.7 » Coll. Lʼesprit d’Atlantide Ed. WordPress on line. 2016

Avez-vous déjà observé le Charleston? Ou une session de Sky Dancing?

Avez-vous ressenti la frénésie du mouvement qui prend possession de votre corps?

C’est ce mouvement que l’on ressent sans ordre, sans intention, sans instruction et sans logique qui nous fait perdre pied. Son apparition est soudaine. Votre respiration s’accélère. Vos muscles et certaines parties de votre corps se contractent, se détendent, de manière brusque, asymétrique, puis lente et ondulatoire, continue puis irrégulière.

Il s’agit d’un mouvement sincère, impulsif, voire instinctif et parfois même inconscient.

D’une manière ou d’une autre, nous avons tous vécu une certaine expérience de ce mouvement primitif : avec le rire, celui qui apparaît en complicité des moments agréables de notre vie, ou avec l’éternuement, un mouvement incontrôlé et violent qui nous fait perdre les repères. Il y a ainsi d’autres mouvements dits spontanés sur lesquels nous pouvons nous demander s’ils émanent vraiment de l’inconscient ou s’ils sont inscrits dans la mémoire de notre corps ?

Mais, pouvons-nous vraiment assimiler ces « réactions » spontanées à la frénésie du corps dit spontané? Ou s’agit-il de réactions canalisées par le chemin de l’émotion?

Quoi qu’il en soit, c’est la spontanéité qui nous intéresse en tant que phase historique. Cette notion de corps abandonné par les normes a servi à élaborer la construction de la structure mentale de notre société actuelle. Nous ne parlons pas de dyskinésie, de tocs ou de syndromes moteurs. Mais de l’expression volontaire du lâché-prise, du mouvement libre des corsets réglementaires, de l’éducation et du prévisible. Comme dirait le peintre et photographe britannique David Hockney : « you must plan to be spontaneous » (vous devez planifier votre spontanéité).

Le corps spontané est un corps sauvage, non contaminé par la civilisation. Il est envahi par un rythme libéré qui génère un certain engouement. Une émotion primitive, organique, qui retourne à ses instincts primaires loin des conventions sociales. En tant qu’être humain vivant en communauté, nous sommes définis comme étant des êtres sociaux. Nous sommes éduqués dans une structure culturelle dont la condition normative circonscrit notre côté animal. L’animal cloîtré dans son enclave n’a de place dans la société que s’il est domestiqué.

La scission qui laisse entrer le fauve dans la culture se manifeste déjà depuis le XIXème siècle avec les Freak Shows dans la culture populaire, notamment à travers les foires et le cirque. Ce sera en début du XXème siècle que cette lancée perce de manière marquante, créant un impact fondamental dans la construction sociétaire telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Cette étape nous permet de comprendre comment nous sommes arrivés à une société dirigée par une augmentation exponentielle du flux ( déplacements, informations, fonds financiers, …) soumise à un rythme frénétique, parfois brutal et déconcertant, autrement dite : animal.

La libération du corps représente une révolution de la culture prédominante en occident. Elle arrive après plusieurs étapes historique de libération. La première est la rupture des limites territoriales qui eu lieu avec la découverte des Indes en 1492. Elle est le point de départ de ce qui deviendra avec le recule, une révolution culturelle. Cette première phase sera suivie par le dépassement des limites théologiques qui établit les grandes explorations et l’ère scientifique comme sources de vérité. La troisième étape est l’apparition du libéralisme qui suivant le schéma de la circulation sanguine tente d’expliquer le fonctionnement de l’être humain en société. C’est la dernière étape importante qui établit les bases nécessaires pour l’arrivée de la machine intelligente de Turin. Celle qui donnera les moyens à la société contemporaine non seulement d’inclure l’être sauvage (Freak/Geek) mais de transformer l’intensité de ces êtres en modèle de société. Avant cette étape la mentalité finalise la mise en place des derniers piliers. La libération des corps se répand comme une idéologie et se retrouve dans toutes les manifestations culturelles de l’époque :

Dans la musique, avec l’apparition du hot jazz qui apporte un rythme endiablé face à la musique classique romantique de Wagner, aux chants ouvriers ou à la polka.

Dans la danse, avec l’arrivée du Charleston, du Black Bottom et du Tango face à la Valse, au Galop et au Mazurka.

Dans les ménages, où l’apparition de l’électroménager se positionne comme le « libérateur de la femme ».

Dans l’industrie, où la commercialisation de la voiture se fait à des prix modérés pour garantir l’accessibilité aux classes moyennes qui travaillent, brisant ainsi la bulle élitiste.

C’est l’ère du pétrole et de l’électricité qui commence. Deux flux énergétiques autour desquels vont se définir les bases géopolitiques actuelles.

Grâce à l’apparition de la radio ( flux ondulatoire des ondes), la culture et la musique savante deviennent accessibles aux couches populaires.

Le dada fait table rase des conventions sociales et esthétiques puis refuse la logique et la raison pour libérer l’art. Quand au surréalisme, il libère la psyché à travers l’art : il refuse la raison et les valeurs morales. Il sera décrit comme un « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale […] ». André BRETON : Manifeste du surréalisme. 1924

Dans le milieu de la mode, c’est avec la fin du corset et le raccourcissement des jupes qui remontent au dessus du genou. La grande instigatrice de la mouvance libératrice de la femme sera Coco Chanel.

Josephine Baker au Folies Bergères

Au début du XXème siècle, la libération du corps constitue une rupture pour le divertissement. Des spectacles comme « Les danses sauvages » ou « Voluptuosa » proposent des nouveaux formats pour des nouveaux contenus. Ces nouveautés permettent de cristalliser une certaine projection mentale de « ce qui est libre » en recherchant la source dans l’exotique et l’animal. Cette recherche s’appuie sur une genèse symbolique socialement construite. La racine de l’équation ( « ce qui est vraiment libre » ) est hors du contexte de causalité (pourquoi je l’imagine ou pourquoi je m’en remémore). L’échange qui existe au niveau imaginaire entre les pulsions (subjectives et assimilatrices) et les intimations (objectives et sociales) façonnent dans notre mental la perception du moi et du rapport à l’exogène.

Il ne s’agit pas de rechercher un état de liberté hors du joug de la civilisation mais de proposer une idée, préconçue par la mythologie sociétaire, qui évoque l’évasion de son propre carcan. La confusion entre ce que j’imagine et ce que je remémore n’a rien à voir avec ce que je suis mais cela crée mon image.

C’est ce type de construction mentale qui est sous les projecteurs des « Folies Bergères ». La représentation se laisse assimiler et modeler par les impératifs pulsionnels ( je vois ce que je désire voir et ce que je désire voir est quelque chose que je connais : l’animal). L’intimation a un rôle accommodateur qui octroie le contenu sémantique.

Le trajet anthropologique prend en considération les axes des intentions fondamentales de l’imagination du geste de l’animal humain vers l’environnement naturel.

L’imagination du mouvement réclame l’imagination d’une matière à laquelle il adjoint une dynamique qui la travaille. Les pulsions reçoivent une empreinte normative du milieu, car la pulsion individuelle a toujours un lit social.

Mais le corps ainsi libéré et rempli de spontanéité est-il pour autant démuni de logique? Pouvons nous considérer que l’expression ainsi manifesté du corps le rendrait absurde ou « non-intelligent » comme le laissent sous entendre les textes canoniques hindouistes comme le Vedànta-Sutra (II Adhyàya. I Pàda. 6)? Sans la passerelle logique décrite par William James, le corps spontané pencherait-il vraiment vers la folie? La folie est cependant le concept clé de cette période. Quand Joséphine Baker danse aux Folies Bergères nous sommes dans « les années folles ».

Le refus de la raison vient s’imposer, non comme un abandon de la logique, mais comme la valorisation des sens et du pathos à l’image de la fin du corset qui ne signifie pas que les femmes marchaient nues dans la rue.

Parmi les sens, ce sera la dimension tactile qui sera fortement exposée. Celle qui façonne. Le toucher est en relation avec les pulsions et le désir. Qui dit « désirer » dit « quête », et toute personne en quête est assujétie aux mirages (miroir). Celui qui reflète l’illusion, la projection des désirs dans sa déclinaison la plus sincère. Le mirage est donc un flux du désir.

Le désir implique donc une relation au temps : la quête est un effort pour échapper à l’attente (ce que je sais). Il invite au voyage vers le mystère (ce que j’ignore) vers l’intensité ( la surprise). Le Freak/Geek défini comme être par définition intense se sert de ses prédispositions sociétaires du XX siècle pour sortir de l’aliénation. (Voir article sur le concepteur de Geek)

Telle une méduse qui ne peut remonter le courant, l’être humain ne peut remonter le temps. Si la direction du temps a un sens, celle-ci est la création de la Vie et celle-ci se construit autour d’une notion de mouvement constant : l’intensité. Le Freak/Geek devient le modèle anthropologique du XXI siècle. Un modèle où être vivant c’est être intense et être libre, c’est de pouvoir exprimer son intensité. L’émotion comme lecteur des expressions prend tout son sens. Elle permet de comprendre les observations les plus complexes. Elle porte avec elle la preuve qu’une approche holistique ne suffit pas : le tout vaut plus que l’ensemble des parts.

Prenons l’exemple du Kaléidoscope. Il donne dans un espace fini une combinaison infinie et fragmentée de la chose qu’on regarde. Chaque morceau, portion, fraction est une image concrète limitée et définie. Elle donne l’impression d’être maîtrisable, comme les catégories dans lesquelles nous classons les réalités pour pouvoir mieux les définir. Ces catégories nous les assemblons pour mieux comprendre la réalité que nous avons en face. Mais comme avec le Kaléidoscope le tout n’est pas la somme des parties. L’image que l’ont voit par le Kaléidoscope n’est pas la somme des miroirs, elle est le résultat des combinaisons.

Le Kaléidoscope se mélange en permanence et le changement met en jeu des notions fondamentales de l’existence : l’identité et la différence. Chaque morceau, comme chaque catégorie, est défini par rapport à lui-même, par rapport à sa position dans le tout et par rapport à son opposition avec ceux qui l’entourent. Cependant si nous rajoutons dans les considérations la variable intrinsèque du mouvement, identité et différence deviennent des modules aléatoires et non plus des piliers fondamentaux de la compréhension de la réalité qui nous entourent. L’être sauvage (Freak/Geek) joue avec l’ambiguïté de ces deux notions si figées dans les cultures contemporaines. L’objectif est d’utiliser la provocation non pas pour déstabiliser mais pour démontrer que la stabilité réside dans le flux. L’ordre établi ne peut être conçu sans renouvellement. Telle la structure moléculaire de l’eau, les fondamentaux de la société et de la culture doivent être dynamiques car l’important n’est pas la structure mais le sens qu’elle protège. Celui dont nous pouvons capter l’intensité.

La culture Geek soulève le principe que la vérité se présente à nous disséquée. Elle ne peut être appréhendée par des faits. La notion de « fait » implique une fraction de la réalité enfermée dans l’immobilisme. La somme des faits ne transmet pas la vérité. La vérité dite factuelle ne peut être conditionnée qu’au moment où elle a été observée, c’est-à-dire à cette tranche temporelle complètement figée qui établit un plan de clivage. Cette représentation imaginaire de la vérité appartient à la période des sciences qui fut entamé lors des grandes expéditions. La culture Geek porte les sciences et la société au-delà de la représentation. Elle utilise des nouvelles théories comme la théorie du chaos, la théorie quantique ou la mécanique des fluides pour créer des outils pour comprendre l’univers qui l’entoure. Le Geek créé de nouveaux miroirs pour son kaléidoscope : le Cloud, le Big Data, la convergence mobile, …

La complexification de la notion de vérité apparaît après la libération du corps. La prise de conscience se doit de tenir en considération la variable temporelle liée au flux et donc à l’intensité. La notion devient plus complexe et seule l’émotion peut transcrire son caractère singulier. L’être est comme un papier photographique couleur capable de révéler le sens et de percevoir les variations intensités. L’émotion est donc le message.

La difficulté de l’être humain se manifeste au moment où l’individu tente d’interpréter cette émotion. Car celle-ci utilise un code de communication chimique qui est capable d’altérer les fonctions cognitives. L’interprétation est polluée par ce que je sais : déformée par des rêves et des envies puis parasitée par les peurs et le stress. Elle est donc assujettie à erreurs. Ces erreurs se manifestent quand la tentative de traduction est mise en œuvre, c’est-à-dire cette tentative de réduire la vérité à des faits. C’est pour cela que comme indiqué précédemment, le refus de la raison vient s’imposer non comme un abandon de la logique, mais comme la valorisation des sens et du pathos. L’émotion a besoin de mystère ( ce que j’ignore) et de surprise (l’intensité). L’interprétation force l’émotion à rentrer dans des cases prédéfinies qui tentent de la figer, or elle s’inscrit dans le flux.

Au quotidien la vérité semble immobile à ce qui en possède un bout. Ils « s’imaginent qu’aucun changement n’aura plus lieu » comme disait Marcel Poust*

* Marcel PROUST : À l’ombre des jeunes filles en fleurs,
« Autour de Mme Swann », Paris, Gallimard, Quarto, 1999, p. 413

Comme le Kaléidoscope qui brise la structure fondamentale de l’image que nous croyons voir pour en retransmette son essence, sa force, sa vivacité et son émotion, la vérité complexe se manifeste à nous à travers un modèle dynamique.

La culture Geek voit la vérité comme un Kaléidoscope où tout est possible et mobile. C’est cette réalité qu’est exprimée dans la Science Fiction. Cet espace-temps vectoriel qui sert de refuge au Geek qui se permet de jouer et de proposer des versions alternatives de la compréhension pour tenter d’identifier le contenu sémantique existentiel.

L’observation simple proposée par la culture contemporaine requière peu d’effort, mais plus d’expérience : un cube est perçu dans sa temporalité la plus immédiate : nous allons identifier un cube à six facettes même si l’on n’en voit que trois. Nous créons alors une projection mentale en puisant dans notre savoir. Ceci est une translation d’une vérité factuelle à une vérité complexe.

En réalité l’objet observé est imaginé. Et quelque part la représentation mentale épouse le concept d’instantanéité. Car en regardant trois facettes nous en comprenons six. Cette immédiateté peut être assimilable à la vacuité de conscience ou à une dégradation du savoir quand elle s’accompagne d’un excès de confiance. Elle crée ainsi des stéréotypes qui figent les notions donnant naissance à des problématiques sociétaires importantes quand elles sont liés à des jugements de valeur ou comportant des répercutions légales.

Dans la science fiction la typologie d’expression de l’imaginaire requière un effort de connaissance qui brise l’approche stéréotypée. L’accès à la prise de conscience de l’image SF oblige à l’observateur à se vider de son expérience axiomatique, se vider de ses attentes et de se libérer de ses préjugés. La néantisation prédispose l’observateur à une nouvelle expérience : perceptive qui lui permet d’élargir sa psyché à des images hors du commun.

Si l’objet de l’imaginaire simple s’appuie sur l’induction pour être perçu, l’objet SF impose un deuxième regard déductif qui déplace la spontanéité du domaine psycho-social à l’espace découverte d’une nouvelle réalité dont la seule loi reste le mystère et l’intensité. Celle-ci établit une cohérence fonctionnelle. En favorisant une dynamique organisationnelle elle permet à l’image symbolique de s’affirmer en une dialectique et se démarquer de la confusion sémantique.

Dans un premier niveau, l’image SF établit un lien de surface qui endort l’individu et fixe les prémisses de la surprise (cela semble familier).

Dans un deuxième niveau elle établit une structure à la racine de la pensée qui autorise le dialogue entre les observateurs ( nous pouvons discuter pendant des heures sur le paradoxe du grand-père de Minkowski car nous acceptions les prémisses de base comme quoi le voyage dans le temps est possible ainsi que le dépassement de la vitesse de la lumière). Le niveau deux impose une restriction affective qui permet aux observateurs de communiquer en écartant l’affecto non partagé.

Dans la science-fiction tout ce qui est modulable dans la réalité, change. Seul ce qui est fondamentalement important à comprendre perdure. La science-fiction propose à l’individu d’utiliser deux méthodes qui lui permettent de déterminer l’essence de la vérité : la comparaison et la mise en opposition, comme chaque fraction du Kaléidoscope.

La science fiction se propose comme une matrice vectorielle* où chaque dimension est une expression de potentialité de la réalité, expression d’intensité. Un espace de transformation qui sépare le sens profond de l’expression de surface. Ainsi la culture Geek propose des univers d’intensités qui donnent à l’être humain le pouvoir de résoudre une équation différentielle avec « sa réalité ». Il peut ainsi calculer les courbes de réalité auxquelles sont tangents (du latin tangere signifiant toucher – sens tactile) les vecteurs émotionnels. C’est-à-dire, il identifie les points d’inflexion, là où s’opère le changement entre la réalité et la Science Fiction. C’est le point précis commun aux intensités, où les différences s’annulent et par où transite l’émotion. La vie d’ensemble forme un champ de vecteurs où seul le lâché prise animal permet de comprendre.

* Vecteur : un déplacement dans un espace multidimensionnel.

Dans la culture Geek l’explication linéaire du type de déduction logique ou récit introspectif ne suffit plus à l’étude des motivations symbolique de l’objet SF, car la libéralité à été remplacée par une convergence en réseau des significations. Ceci introduit le caractère spatial multidimensionnel du monde symbolique que propose l’univers SF. L’Imaginarium est rempli d’objets bivalents : les un liés à un repli assimilateur et les autres à la conquête adaptative : invitation et refus. Le symbole par sa définition versatile est l’objet de communication de prédilection de la philosophie Geek.

La culture Geek est possible grâce à la libération des mentalités. Une libération qui dynamise les civilisations depuis son approche macroéconomique et géopolitique à la perception existentialiste de l’individuel et de son expression. Cette civilisation du flux se construit avec un nouveau modèle anthropologique basé sur l’intensité. Le mouvement constant remet en question les notions basiques de réalité et de vérité. Des questions qui déstabiliseraient les structures sociétaires si la culture Geek n’avait pas fait fructifier l’anastomose du flux d’intensités existante entre les structures mentales imaginaires : les connexions existantes entre la réalité (à base observation simple inductive) et la Science Fiction (à base de mystère et intensité), sont enrichies par de multitudes de vaisseaux suppléants qui permettent de garder une cohérence émotive lors des changements.

Ses vaisseaux ont un rôle ustensilitaire dans la sémantique imaginaire et servent de mécanismes à la genèse du symbolisme : Des mécanismes de traçabilité, accessibilité ou analyse en temps réel à des mécanismes de surcompensation (principe de plaisir) qui efface le sentiment d’infériorité ou encore des mécanismes de refoulement qui tentent de biaiser la censure sociale en faveur des pulsions pour libérer l’animal.

Lectures conseillées : 
Tristan GARCIA : La vie intense : une obsession moderne. Ed. Autrement, coll. Les grands mots. Paris. 2016. 208p
Gilbert DURAND : Les structures anthropologiques de l’imaginaire. Ed. Dunod, coll. Psycho Sup. Paris. 1993. 560p
William JAMES : The principles of psychology. Ed. Holt. New York. 1890. (Vol 1 et 2) 1393p.


@Regards de Femme// L’esprit d’Atlantide
np©nathalie.peguero 25/07/2016
Citer en tant que: Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix: « La civilisation du flux : une civilisation hissée par la culture geek 2.7 » Coll. Lʼesprit d’Atlantide Ed. WordPress on line. 2016
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