On croise des gens dans notre vie et certains passent comme des ombres, comme des personnages flous qui défilent au fond pour meubler un environnement autrement vide. Et parfois on croise des regards qui nous bouleversent.

Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix: « Quand les âmes se parlent… 3.1» Coll. L’âme amérindienne Ed. WordPress on line. 2009

 

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Il y a des moments magiques dans une vie où l’on rencontre quelqu’un et un échange d’énergie important se produit. Le moment est si extraordinaire qu’inattendu. Il provoque en nous un éventail d’émotions et nous trouble.

Cet état proche de l’ivresse est surprenant et confus à la fois. La raison voudrait une prise de distance pour comprendre, pour ouvrir notre esprit. Mais la vague d’énergie est si puissante et majestueuse qu’on se laisse dériver avec elle. Extraire le désir et la peur ne sont pas choses faciles, mais nécessaires pour se libérer des mécanismes de blocages et avancer dans la création d’une nouvelle relation saine qui a une raison d’être dans notre vie. Même si cela reste une énigme, le dessin prend forme petit à petit.

Parfois il est difficile de comprendre mais quand on ne croit pas dans les coïncidences, alors les rencontres jouent un rôle important dans la construction de notre devenir. Elles sont là pour nous aider, pour éclairer le chemin que nous avons pris dans la vie. Il suffit de prêter attention et de trouver la question qui est en nous. Car c’est cette rencontre qui porte les réponses.

La confusion émotionnelle est d’autant plus importante que le rôle de cette rencontre l’est dans notre vie. Ce qui ne veut pas dire que la perception par l’autre soit de la même intensité. Et c’est là où le risque est le plus important. Il faut que l’échange soit équitable. Le déséquilibre provoque un sentiment de déphasage; quand on reçoit plus d’énergie qu’on en donne, on se sent comme en suspens. Un certain vertige s’empare de nous comme une foule d’énergie qui tourbillonne. Quand on perd plus d’énergie qu’on en reçoit, un sentiment de stress, voire d’angoisse, se suit et le besoin de rompre le rapport devient vital.

L’échange doit rester équilibré pour évoluer dans un environnent harmonieux qui enrichit les deux parties.

Recevoir cette énergie avec mesure, l’intégrer, sans en dépendre devient un défi. Car si la séparation arrive avant d’avoir compris le rôle de la rencontre, alors le manque d’apport provoqué par cette éloignement crée un vide difficile à maîtriser et les deux êtres se sentent engloutis dans une relation en quelque sorte vampirisée par ce vide.

Le vide crée une énergie dévorante, qui ne connaît pas le partage, constamment insatisfaite et qui circule que dans une seule direction. Difficile à maîtriser elle provoque l’accélérations des flux vitaux (respiration, pouls, …) et nous dévore de l’intérieur.

Les amérindiens disaient que ce qui compte vraiment est la beauté que nous mettons dans notre vie. C’est précisément quand les âmes se parlent qu’on ressent la magie du printemps s’éveiller en nous. Il suffirait alors d’avoir le sens subtil et de comprendre que son rôle est de nous guider, de nous aider à grandir comme il aide les pousses des plantes et les bourgeons des fleurs à éclore.

@Regards de Femme// L’âme amérindienne
np©nathalie.peguero 12/07/2009

 

Citer en tant que : Nathalie PEGUERO: Réflexion à haute voix: « Quand les âmes se parlent… 3.1» Coll. L’âme amérindienne Ed. WordPress on line. 2009